Le pouvoir du Son
- Virginie Oumma
- 1 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 nov. 2025
Voici un travail de recherche scientifique bibliographique réalisé en 2020 que je souhaite partager avec vous. A travers l'étude d'une soixantaine de références théoriques, issue de recherches cliniques réalisées dans le monde entier, je vous livre une analyse des effet du son sur l'être humain et de comment l'utiliser de façon thérapeutique au quotidien
1.     Introduction
La santé est une dimension complexe impliquant un état psychophysiologique de bien-être et de réalisation personnelle. Un lien entre stress chronique et pathologies chroniques est démontré (Jacobs, 2001). Universellement parlant, la musique fait partie du quotidien et est utilisée en distraction mais aussi pour ses qualités thérapeutiques.
Les thérapeutes du courant international « mind-body therary » (Dusek et Benson, 2009) considèrent que les processus physiologiques et psychologiques sont comme des vases communicants. Certains types de musique sont utilisés pour leur effet psychophysiologique de relaxation (classique, méditative, new-age) (Mangoulia et Ouzounidou, 2013). Les psychomotriciens, musicothérapeutes et infirmiers proposent la thérapeutique musicale notamment par la musicothérapie active et passive (Birnbaum, 2014) et ses courants de « music medicine » et VAT « vibroacoustic therapy » (Punkanen et Ala-Ruona, 2012).
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Quelles sont les composantes de la musique relaxante induisant la modification de paramètres psychophysiologiques vers une régulation émotionnelle et comportementale ? Jusqu’à aujourd’hui aucune revue française n’a proposé l’analyse d’études avec recueil de mesures objectives (physiologiques) et subjectives (psychologiques) sur les effets de la musique en relaxation. Le but est d’analyser ces effets et l’impact sur la santé de sujets souffrants de stress.
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Les concepts de stress, anxiété, relaxation et bien-être sont intriqués et en lien avec la santé générale du sujet. L’hypothèse de réponses individuelles est proposée devant l’inconsistance de certains marqueurs physiologiques (Fancourt, Ockelford et Belai, 2014). Le choix des variables mesurées est déterminant dans l’analyse de la dimension physiologique et psychologique du stress et de la relaxation (Ellis et Thayer, 2010).
Les goûts musicaux sont individuels mais aussi liés à la culture et à l’âge (Trehub, 2017). La musique préférée du sujet est utilisée pour favoriser l’alliance dans le soin mais une musique spécifiquement choisie par le soignant pour ses paramètres relaxants a un effet plus fort sur la diminution du stress (Krout, 2007). Les effets sur l’humeur se manifestent par des changements comportementaux visibles en thérapie dans l’interaction (Lundqvist, Andersson et Viding, 2009).Â
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Différentes méthodes impliquant des instruments de musique acoustiques et électroniques sont utilisées en fonction de la pathologie et des compétences du soignant. Des préconisations garantissent un bon usage  : stimulation acoustique synchronisée aux rythmes biologiques avec les prématurés (Loewy, Stewart, Dassler, Telsey et Homel, 2013) utilisation du chant avec des enfants souffrant d’asthme (Wade, 2002) VAT monocorde induisant un état de conscience modifié et méditatif avec des adultes à trouble psychiatrique (Sandler et al., 2017-a) harpe acoustique en unité de chirurgie majeure (Aragon, Farris et Byers, 2002).Â
Une minorité de sujets n’éprouvent pas de bénéfices à la thérapeutique musicale qui leur est donc contre-indiquée (Sand-Jecklin et Emerson, 2010 ; Sandler, 2017-a).

